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On trouve aussi, plus au nord, des sommets
granitiques comme les
Dômes de Tesnou
ou la Garet el Djenoun où les paysages
et l'escalade sont très différents, mais la tranquillité tout aussi assurée !
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Les nomades ont réinvestit ces régions
dépeuplées par les sécheresses des années 1970 - 80, ce qui leur rend toute leur âme.
Il est possible de se déplacer ou d'organiser sa logistique en 4x4, mais pourquoi se
priver de l'ambiance d'une méharée et des contacts avec les Touaregs qu'elle procure ? |
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L'Atakor
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Immédiatement au nord-est de Tamanrasset s'étendent les
plateaux volcaniques de l'Atakor, parcourus par des oueds pierreux et parsemés de pitons
basaltiques : Adaouda ("le Doigt"), Iharen, Tezoulags,
Aoukenet, Ilamane... Les fameuses orgues basaltiques, si esthétiques, procurent des lignes
d'ascension (jusqu'à 200 m) évidentes et sûres, à condition de savoir placer ses
protections dans les fissures en fond de dièdre.
Certaines voies sont devenues classiques et donc partiellement
équipées, comme la voie Cauderlier-Vidal (TD, 170 m) à l'Adaouda. Le Blond lui-même,
Patrick Edlinger, est venu tracer une ligne splendide dans les dièdres de l'Iharen (La
Chevelure de Bérénice, 6c). Le rocher, doux et assez adhérent, est globalement
sain mais peut parfois devenir délicat, quand il se délite en "sable".
Quelques voies spittées parcourent les dalles sur le flanc des orgues, sur les Tezoulags
notamment (Les Enfants du Plat Pays, 6a, voies Hagenmuller, 6b à 6c). |

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Topo : "Escalade et randonnées au Hoggar et dans les
Tassilis", de Bernard Pierre et Claude Aulard (Arthaud), et les chroniques de
Vertical.
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La Garet el Djenoun (2330 m)
Au nord du massif se dresse la barrière granitique nord -
sud de la Tefedest, dont l'extrémité nord n'est autre que la Garet el Djenoun, la
"Montagne aux génies" gravie par Roger Frison-Roche et ses compagnons en 1935.
Ses romans, souvenirs d'enfance, nous accompagnent dans ce désert et colorent le voyage
d'une pointe de rêverie. Son récit de 1935 rend bien compte de l'ambiance qui règne au
pied de cette montagne.
"Bien découpé à contre-jour par le soleil levant, un pic
apparaît, bleuté. On dirait une grande table de pierre posée sur un soubassement... A
droite comme à gauche, les à-pics paraissent insurmontables... Sur 1300 mètres de
hauteur, d'énormes blocs de granite s'entassent, instables, coupés par place par
de grandes dalles bleues et lisses."
Les chamoniards trouveront cependant une faiblesses dans les
défenses de la Garet, dont le sommet peut être atteint sans escalade par un cheminement
sinueux pimenté de passages aériens comme le "Pas du Mouflon". Aujourd'hui, de
nombreuses voies ont été tracées, surtout par des grimpeurs français et espagnols,
mais il reste de nombreuses ouvertures à réaliser ! Une voie se détache du lot :
l'éperon nord (ED, 600 m), "la plus belle et la plus haute escalade du Hoggar"
(B. Pierre). Elle peut se gravir intégralement en deux jours, ou dans la journée si on
contourne le premier bastion par la droite, ce qui évite la remontée sur plusieurs
longueurs d'une énorme faille...
Les dômes de Tesnou
Enfin, à l'ouest de la Garet
se trouvent les dômes granitiques de Tesnou sur les flancs desquels les grimpeurs des années 80 ont
tracé des voies directes (5 à 7a), perforateur en main. Les dômes sont des îles
entourées de sable jaune, recouvertes de blocs ronds posés sur les dalles, qui sont
dus à l'altération et donnent une ambiance spéciale aux sorties des voies, d'autant qu'on
ne sait pas très bien quand il faut se redresser...
Topo : chroniques de Vertical.
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