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Alpinisme
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Ski hors piste
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Escalade
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Cascade 7 Gîte |
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Le matériel personnel : -
Le matériel collectif : Où trouver ce matériel ? et quelles sont les aides dont je puis bénéficier ? Comment l’emballer et l’expédier ?
1.
Les vêtements
C’est une partie qu’il ne
faut pas négliger car ils sont souvent la base d’une grande réussite. Si
dans les Alpes vous pourrez facilement faire sécher votre vieux GoreTex et vos
tee-shirt en coton dans le refuge le soir, à 7000m dans la tente, tout est différent.
Le lendemain il sera dur de partir. Attention : la veste imperméable
doit pouvoir être mise sur toutes les couches y compris sur la doudoune. Il existe aussi des combinaisons
duvet uniquement destinées aux conditions extrêmes d’altitude et de
latitude. Elles garantissent que le vent ne rentre pas entre le haut et le bas.
En revanche elles sont pénibles pour aller faire ses besoins (surtout pour les
filles) et pas polyvalentes dans le cadre de plusieurs expés d’altitudes
variables. Les matériaux : Sous-vêtements : tout est
bon dans les nouveaux matériaux respirant et séchant facilement (capilène,
carline…). Un facteur intéressant : garde-t-il l’odeur quand il
n’est pas lavé souvent ? Un col zippé permet de ventiler facilement.
Des manches longues évitent de se brûler les avant-bras quand il fait chaud et
que l’on évolue sur glacier. Autres couches : une vérité :
accumuler plusieurs couches fines plutôt qu’une épaisse. La polaire la plus
épaisse n’est pas le meilleur choix. On trouvera dans les nouveaux concepts
de très bon choix : une polaire strech (pour l’amplitude des mouvements)
+ doudoune en synthétique (gilets ou avec manche). Vêtement imperméable :
pas de meilleurs matériaux que d’autres, mais le rapport poids / encombrement
dans le sac est à regarder de près. Attention qu’il puisse être enlevé et
mis très facilement (pantalon). La capuche de la veste doit être très
enveloppante et non amovible car il y a risque de perte !!! Une ventilation
par fermeture éclair sous les bras est un plus. On a souvent soit froid soit
trop chaud. Alors trouvons des produits qui permettent de jongler. La doudoune : indispensable pour toute expédition, parce que là-haut, on ne marche pas forcément à la même vitesse que dans les Alpes, on passe beaucoup de temps dehors dans des conditions rudes, et surtout un peu de confort dans les phases de repos au camp de base est appréciable pour préparer une tentative. Le duvet reste la référence
pour les combinaisons, grosses vestes et pantalons par son rapport poids
chaleur et sa compacité extraordinaire.
2. Pour les mains
Les contraintes : Quelques solutions : En fonction de l’altitude on
ne retrouvera pas toujours les mêmes besoins surtout sur le plan chaleur. De
plus, la nature du terrain peut orienter le choix . Mais globalement cette base : Attention : si vous avez
froid aux main, couvrez vous la tête. Les plus grandes déperditions de
chaleurs viennent de là. 3. Pour les piedsQuelques
généralités Comme les mains, les pieds sont une partie du corps qu’il ne faut pas négliger en expédition (les extrémités sont les premières à subir les fortes agression du froid…). Encore une banalité :
essayez vos deux chaussures avant de partir avec la plus grosse paire de
chaussettes que vous serez amenés à porter pendant l’expé et vérifiez que
vous ne ressentez aucun point de compression au niveau des deux pieds (avant de
la chaussure, côtés, dessus). Un point également important
avant d’acheter une paire de chaussures d’expé : la facilité avec
laquelle il est possible de mettre et d’attacher ses chaussures avec des gants
en position expé (la plupart du temps assis dans la tente). Conception
des différents modèles Les chaussures les plus chaudes
sont toutes conçues de la même manière : un chausson intérieur en alvéolite,
une partie chaussure thermique, imperméable avec guêtre intégrée. Les
différents modèle du marché
- Millet, modèle Everest : issu de la chaussure d’expédition One Sport,
c’est sans doute le modèle le plus utilisé actuellement. Modèle de référence
qui a fait ses preuves sur les plus hauts sommets de la planète…
- Sportiva : relativement récent, c’est un modèle qui concurrence
directement la chaussure Millet.
- Scarpa : modèle très récent, plus cher mais également plus technique
que les modèles précédents.
- Millet, modèle Shivling : même conception que le modèle Everest mais
conçu pour des températures moins extrêmes. Coques plastiques (Koflach, Asolo) : c’est également une alternative en les associant à des sur bottes. Ces modèles sont quand même moins chauds que les chaussures mentionnées précédemment et ne sont pas recommandés pour des températures extrêmes. 4.
Le couchage
Un bon repos, c’est la base de
la réussite… Le matelas Les matelas autogonflants représentent
un excellent isolant thermique pour un poids et un encombrement minimes. Il
n’est pas forcément nécessaire de le prendre très long, l’essentiel est
qu’il couvre des épaules au milieu des jambes. Le sac à dos sous les jambes
et des vêtements sous la tête feront parfaitement l’affaire. C’est évidemment
un choix tout à fait personnel mais le poids est un critère non négligeable
en expé ! Certains argumenteront qu’en cas de crevaison, le matelas auto
gonflant devient complètement inutile : c’est vrai mais c’est rare et
il est toujours utile d’avoir une petite trousse de réparation en expé. Le duvet Si il y a une chose dans laquelle il peut être
important de casser la tire lire c’est le duvet : ne pas dormir la nuit
à cause du froid, c’est l’enfer !!! Le choix de la matière : duvet naturel ou synthétique ? Même si votre tente n’est pas posée dans une marre d’eau, votre duvet sera mouillé soit par l’humidité de votre corps et de votre respiration, soit par la condensation de la tente qui gèlera pendant la nuit et qui fondra au matin. - Pour des expés d’altitude où les facteurs poids et compressibilité sont primordiaux, le duvet naturel est la meilleure matière qui puisse exister. En revanche il sèche plus lentement et surtout quand il est humide, les plumes ont tendance à se coller les unes aux autres créant ainsi des vides. C’est pourquoi il est important de faire sécher son duvet en dehors de la tente pendant les moments de soleil et de températures positives. - Les duvets en synthétique sont intéressants dans les grandes traversée nordiques, où il est quasiment impossible de faire sécher quoi que se soit. Les fibres stockeront elles aussi l’humidité mais resteront uniformément réparties. De nombreuses marques fabriquent des duvets
d’excellente qualité, un des leader mondiale en la matière est sans aucun
doute Valandré. La taille et la forme du duvet Votre duvet c’est votre
chambre en expé. Il fera office de lit, de placard, de micro onde pour dégeler
nourriture ou gaz, de sèche linge… La forme sarcophage est la mieux adaptée aux conditions rudes. Une collerette permettra de garder la tête libre sans perdre la chaleur intérieure. Une fermeture sur tout le long du duvet alourdit mais permet d’accéder au fond sans en sortir. De plus elle permet de tempérer l’intérieur, surtout pendant la marche d’approche pendant laquelle il peut faire très chaud. Un deuxième duvet pourra être
utile et rester au camp de base. On évitera ainsi de faire des allers-retours
sur la montagne avec, sans arrêt, un duvet dans la sac… Vieux duvet :
Certaines marques comme Valandré proposent de « regonfler » leurs
duvets lorsqu’ils commencent à perdre leur pouvoir calorifique. Intéressant… Pour les expés de très haute
altitude au cours desquelles on utilise un ensemble vêtement en duvet, il
n’est pas forcément nécessaire d’avoir un duvet très chaud donc « lourd ».
En dormant tout habillé, un duvet intermédiaire peut suffire (vous gagnerez du
temps aussi)… 5.
Le matériel technique personnel
Les caractéristiques du matériel technique dépendent
bien évidemment de l’objectif de l’expédition. Le baudrier Critères de choix : poids et facilité d’utilisation avec des gants. De nombreux fabricants proposent des baudriers légers souvent utilisés en ski de randonnée, qui se prêtent bien aux expés. Mais attention, lorsque vous
aurez un sac de 15 kg voire plus, il deviendra très inconfortable voire
dangereux si vous devez vous pendre dedans. Il faut le choisir large de manière
à pouvoir le mettre par dessus les différentes couches de vêtements et
pouvoir l’attacher autour de la taille puis fermer les jambes. Les baudriers
que l’on doit impérativement mettre par les pieds ne sont pas les plus
pratiques. Une longe double en permanence sur votre baudrier sera d’une grande
utilité pour : Les crampons Les crampons 10 pointes font souvent l’affaire pour des sommets faciles, mais certains 12 pointent sont aussi légers. Prévoir les anti-bottes et vérifier que le système d’attache (préférer les crampons semi automatiques aux crampons à lanières) est facile d’utilisation avec des gants. Les crampons ultra léger
peuvent être un bon choix pour des objectif pas techniques du tout, ils s’avèrent
vite limités sur la glace et fragiles sur des rochers. Attention certains
crampons ne tiennent pas sur les grosses chaussures type Everest ou les coques
avec des sur bottes. Le piolet Tout dépend de l’itinéraire. Un piolet type cascade de glace peut s’avérer utile sur un itinéraire raide non équipé en cordes fixes. Un piolet trop léger sera très fragile si vous devez vous en servir pour frapper sur les pieux à neige voire des pitons (risque de casse). Pas trop long et pas trop court et pas trop lourd. Les piolets utilisés en ski de rando sont, dans la plupart des cas, suffisants mais ils restent peu adaptés à la pose des pieux à neige. Un ou deux piolets marteaux dans
l’équipe est un choix judicieux. Le sac à dos Dans les phases d’installation / désinstallation des camps sur la montagne, chacun est souvent amené à porter le plus possible en fonction de ses capacités. Un sac à dos d’un volume de 70 litres ne paraît pas démesuré ! Une partie fixe de 60 litres et des jupes légères avec un dessus amovible est une bonne solution. Le portage doit être excellent
(ne pas oublier de tester le sac chargé avant de l’acheter !). Le sac le
plus léger sera sûrement le plus attirant mais ne sera pas le plus confortable ? Skis et raquettes Pour certains sommets, une approche à ski est intéressante, voire même obligatoire. Les miniskis d’approche utilisés dans nos massifs peuvent servir en expé, mais leur surface, moindre par rapport aux skis de rando classiques, peuvent rendre la trace plus difficile à faire dans de grandes quantités de neige. Ils peut également être plus difficile de skier avec ces skis courts à la descente avec un sac lourd. Les skis de rando légers utilisés classiquement représentent un bon choix. Le principal problème réside dans le choix de la fixation : légère, adaptable aux chaussures d’expé et simple d’utilisation. Les anciennes fixations « Chrono » de chez Emery remplissaient très bien ce rôle. Mais elles n’existent plus… Dans un groupe avoir une ou deux paires de raquettes pour faire la trace est une bonne chose. Attention les sherpas ou
porteurs d’altitude ne sont pas skieurs mais font souvent les premières
traces. Penser à leur amener des raquettes… ARVA, pelle et sonde En expé, on a souvent un nombre de jours maximum au camp de base. Suite à une grosse chute de neige, on n’attendra pas forcément très longtemps que la neige se tasse pour monter dans les camps d’altitude, pour s’acclimater ou faire la dernière tentative avant le retour. Dans ces moments, on est quelquefois amené à prendre des risques que l’on ne prendrait peut-être pas chez nous… L’ARVA, la pelle et la sonde devrait faire partie de l’équipement de base. Les sommets d’expés présentent souvent des pentes de neige propices aux avalanches. Pour les sommets subissant une période de mousson,
il peut être intéressant de regarder l’orientation des pentes et leur
capacité à transformer. Un exemple de petite
pharmacie personnelle Elastoplast + double peau ; anti-diarrhéique ; antalgique ; aspirine ; doliprane ; collyre ; médicament pour la gorge : Lysopaïne ; somnifère léger ; antibiotique à spectre large ; Hydrochloronazone ou Micropur ; médicaments personnels. Attention : cette liste ne
remplace pas une boite de pharmacie complète pour le groupe. Chaque camp peut
aussi être pourvu d’une petite pharmacie collective. Pour transporter ses
affaires et le matériel Le traditionnel sac marin est peu pratique, préférer
un sac de voyage avec ouverture « plombier ». Une toile imperméable
et très résistante sera un gros avantage dans les marches d’approche
humides. On peut également ajouter un sac de riz par dessus afin de le protéger
(la phase de portage jusqu’au camp de base est souvent rude pour les sacs !)
et de ne pas attirer la convoitise. Les bidons sont excellents dans des conditions
difficiles. Ils ne sont pas fragiles, totalement imperméables, on peut les
laisser dehors ce qui libère de la place dans les tentes, ils peuvent servir de
chaises… En revanche dans certains pays ils seront difficilement
transportables à dos d’hommes ou de yacks. Attention de ne pas trop les
charger !!! Le modèle 60 litres est le maximum à envisager. En plus, en fonction de
l’expé Couverture de survie, sacs poubelles, casque, descendeur, mousquetons à vis, sangles, cordelette, poignée autobloquante, bâtons télescopiques, flacon pour uriner, thermos, gourde, couteau, cuillère, bol, briquet, rouleau de papier toilette, chaufferettes, frontale et piles de rechange, walk man, jeu de carte, livres… expédition |
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