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Expédition

Les grandes Traversées
Glaciaires
A la fin du 19ème
et au début du 20ème siècle la conquête des continents recouverts
par les glaces ainsi que des immenses banquises représentait un enjeu énorme
pour beaucoup d’explorateurs. En 1888, Fridtjof Nansen réussit l’énorme
l’exploit de traverser les 500 km qui séparent la côte Est de la côte Ouest
du Groenland.
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Traversées
Islande
- Spitzberg- Groenland - Chili
Pendant plus de 2 mois, lui et ses compagnons vont tirer, pousser
et même parfois porter leurs traîneaux. Il expliquera à son retour que la décision
du départ coté Est où il n’y avait aucune habitation ne laissait que peu de
choix à la motivation. Pour sortir de cette aventure il fallait avancer,
traverser pour rejoindre la cote civilisée.
S’engager
dans ce type d’expédition dans le grand Nord, c’est d’une certaine manière
retrouver cet esprit d’aller en avant. La réussite, la fierté, le plaisir du
sommet ne se vit pas qu’à un instant mais au fil des jours. Il y a rarement
un esprit d’exploit comme sont caractérisées les expés en Himalaya. Et
pourtant certaines traversées représentent sûrement ce qu’il y a de plus
engagé comme voyage. Si demain vous ne deviez faire qu’une journée de ski
avec pulka au cœur du Spitzberg, certes vous serez loin de ce qu’ont vécu
les premiers explorateurs mais vous plongerez dans cette ambiance du grand
blanc, cette sensation forte et prenante d’être autonome.
Le fait de
transporter tout avec soi, couchage, nourriture, matériel technique, vêtement
pharmacie, grâce à des pulkas donne une sensation de grande liberté. Les
contraintes d’emplacement de camp, de poids mais aussi d’horaire
s’estompent dans ces régions. Le soleil de minuit permet une réorganisation
complète de l’effort afin de se caler par rapport à ses capacités. En
revanche les conditions de froid et de vent sont d’autres contraintes à intégrer.
On arrive pas progressivement dans ce milieu mais l’on y plonge dès le
premier jour.
La monotonie du grand blanc parait à certains peu
attirante. Mais cette sensation d’immensité où le regard se perd à force de
ne pouvoir fixer quelque chose, un point de repère pour prouver à l’esprit
que l’on avance, est unique. L’uniformité des couleurs, du relief créée
justement cette sensation d’éloignement.
Ces grandes
traversées sont souvent l’occasion de découvrir et de parcourir des îles
comme le Spitzberg, le Groenland, l’Islande mais aussi d’immenses calottes
glaciaires à l’intérieur des continents comme le Hielo Patagonico Norte. La
faune peut-être présente et parfois dangereuses.
Quelques exemples de
grandes traversées
Islande
Aux portes du Grand Nord, l’Islande se recouvre de
neige en hiver pour ne laisser apparaître que la côte sud et les champs de
lave balayés par les vents. Durant ces longs mois froids, peu de touristes
viennent s’y promener. Et pourtant, le printemps est un moment privilégié
pour y apprécier les contrastes. On retrouve un mélange d’ombre et de lumière
entre la neige et les roches volcaniques, de chaud et de froid entre les terres
gelées et les sources d’eau chaude, de calme et de menace entre ces immensités
non habitées et l’intense activé volcanique. Dans le sud du pays, Le vent et
les rayons du soleil ont travaillé la neige au point de découvrir les roches
de toutes les couleurs.
- Expédition sur le Vatnajökull
Un superbe voyage pour plonger au cœur des glaciers Islandais. Les conditions météorologiques
sont souvent difficiles.
Nombre de jours possibles : 15 jours
Ascension possible du volcan Öræfajökull. à 2119 m
d'altitude, point culminant de l’Islande. Mais aussi du Breiðamerkurjökull
-
La Traversée Nord Sud
Une superbe traversée variée entre le Nord et le Sud qui peut être une
bonne initiation aux grands raids nordiques. Pour rallier la côte nord à la côte
sud, un des itinéraires possibles est de partir d’Akureyry, et de descendre
à Thorsmörk en longeant les grands glaciers du Hofsjökull, du
Tugnafelljökull,
du Vatnajökull et du Myrdalsjökull.
Distances : 350 Km
Nombre de jours : compter entre 10 et 15 jours. Votre progression dépendra
des conditions météorologiques.
Hébergement : 7 Refuges non
gardés, les autres nuits seront sous tentes.
Période : mars - avril
Le ski nordique est sûrement la meilleure manière
de découvrir ses paysages. Certaines personnes y vont aussi pour faire du ski
de randonnée. Le relief s’y prête beaucoup moins bien car les dénivelées
peu importantes et une approche plate et souvent longue rendent obligatoire
l’utilisation du 4x4. Les skis étroits à carres associés à une pulka sont
l’équipement idéal pour parcourir ces grandes étendues.
Itinéraire général : Partir d’Akureyry,
au Nord et descendre à Thorsmörk en longeant les grands glaciers du Hofsjökull,
du Tugnafelljökull, du Vatnajökull et du Myrdalsjökull. Parcours varié bien
que l’on plonge dans l’immensité du grand blanc. Il est important de
parcourir cette traversée du Nord au Sud car par beau temps le vent est orienté
N-S (vent dans le dos).
Période : printemps : mars avril
Conditions : certaines parties de l’île
peuvent commencer à manquer de neige, en particulier dans les grandes plaines
peu abritées du vent. Certaines parties peuvent être aussi en glace vive
(traversée de rivière, plaine). Températures pouvant descendre jusqu’à
–15°C. Fort vent possible (rafales à plus de 100km).
Hébergement : refuges non gardés avec poêle
- nuits sous tente (7 refuges et 3 ou 4 nuits sous tente). La plupart des
refuges sont privés. Pour obtenir les clefs il est préférable de passer par
une agence.
Par bonne météo il est possible de faire ces étapes (coordonnées
points GPS UTM):
- 1
ou 2 jours pour rejoindre le refuge de Bergland (27W0625846/7229819) depuis la
vallée Eyjafardardalur au sud d’Akureyry
- 1
jour pour rejoindre le refuge de Laugafell (27W 0640066/7184421)
- 1
ou 2 jours pour rejoindre le refuge de Nyjidalur (27W0639175/7182257)
- 2
jours pour rejoindre le refuge de Jokulheimar (27W 0633612/7134482)
- 2
jours pour rejoindre le refuge de Lamnalaugar (27V 0594869/7097435)
- 1
jour pour rejoindre le refuge Hrafntinnusker (27V 0589807/7090867)
- 1
jour pour rejoindre le refuge Alftavatn (27V 0587000/7082400)
- 1
jour pour rejoindre Thorsmörk
Logistique organisation :
les différents points à mettre en place pour
organiser
- Transfert
sur Akureyry : bus (10 à 12h) ou en avion. Le choix peut-être fait
en fonction de l’état de la piste
- Transfert
d’Akureyry au fond de la vallée de Eyjafardardalur en 4x4
- Location
de matériel si nécessaire : Pulka, téléphone…
- Réservation
des refuges
- Transfert
à la fin du raid entre Thorsmörk et Reykjavik
Matériel / Equipement spécifique à une traversée
:
Vues les conditions climatiques de l’Islande il est
important de bien choisir son matériel.
Les skis, chaussures et pulkas :
-
Il est indispensable de partir pour cette traversée avec des skis
de fond à carre (des skis de télémark paraboliques peuvent être pénibles à
maintenir à plat sur la glace).
Des écailles dessous seront un bon plus pour les plats où il n’y a
pas besoin de peaux de phoques.
Préférer les fixations normes 75mm car plus solides.
Les peaux de phoques peuvent être étroites pour éviter les
frottements. En revanche elles doivent recouvrir l’ensemble de la semelle.
Il est préférable de prendre des chaussures à semelles bien crantées.
On peut louer des pulkas très légères directement à Reykjavik (www.mountainguide.is
). Un petit sac (35l) permettra d’avoir accès rapidement à l’indispensable
pendant la journée.
Préférer des bâtons de ski de fond à panier large aux télescopiques
(plus long, plus solide)
Duvet et tente :
Les températures peuvent être très basses. Un duvet descendant à –30°
n’est pas un luxe. Le duvet d’oie sera plus léger à transporter.
Une tente très résistante au vent est indispensable : forme géodésique
et surtout bien haubanée.
Navigation
GPS avec piles de rechange
Boussole + altimètre
Carte Island 1 : 50000 (vendue Au Vieux Campeur) : 1812I –
1913III – 1913II – 1914I – 1812III – 1813II – 1913I – 1914II –
1913I -
L’itinéraire en détail :
D’Akureyry
à Laugafell : le nord de l’Île ; la monotonie du grand blanc
Rejoindre Akureyry en avion depuis Reykjawik, point de départ du raid. Le
trajet est aussi possible en bus à un prix équivalent mais sans la vue
imprenable sur les reliefs de l’île.
De l’aéroport d’Akureyry, un bus équipé pour les pistes islandaises peut
vous avancer dans le fond de la vallée d’Eyjafardardalur (altitude : 100
m). Il est fréquent que le vent ait relégué la neige dans les plis du
terrain, empêchant l’utilisation des skis pour accéder aux grands plateaux.
Cette montée est sûrement la plus difficile du parcours et nécessite de faire
des allers et retours (800m de dénivelée).
L’itinéraire suit une petite vallée bordant le Tugnafjall, première bute
que l’on repère sur la carte. Le relief étant peu marqué, il est souvent
difficile de trouver à quelle bosse correspond tel nom de la carte. Cette vallée
longe les lacs gelés de Urdarvötn, pendant quelques kilomètres. L’étape
est longue et l’on peut lire dans le livre du refuge que beaucoup de personnes
le rejoignent en 2 jours. Posé au milieu de nulle part, de couleur jaune
poussin et au toit rouge, il peut accueillir une douzaine de personnes.
L’étape suivante est une continuité de la journée précédente : un
relief peu marqué, mais qu’il faut quand même surveiller sur la carte car on
peut vite se faire piéger par des thalwegs difficiles à négocier avec des
pulkas. Ces premières étapes sont dures car elles représentent à peu près
9/10 h de ski pour seulement 23 km. De plus il est souvent difficile de rentrer
dans cette ambiance de rythme lent et régulier, où l’esprit doit se modeler
au paysage, où la motivation quant à elle ne doit pas suivre les montées et
descentes du terrain.
A côté du refuge de Laugafell un bassin en pierre a été aménagé pour se
baigner. Il est alimenté par une source d’eau chaude. Un moment fabuleux, où
d’un coup toutes les tensions musculaires liées à l’effort et au froid
s’atténuent, l’esprit se relaxe oubliant l’environnement.
De Laugafell
à Lanmanalaugar : le centre de l’île. Si le temps ne te plait pas
attend 5 minutes
À partir du refuge de Laugafell l’itinéraire « zigzague »
entre les plus grands glaciers iIslandais. Les distances entre les refuges
suivants de Nyjidalur, Jokulheimar et Lamnalaugar (38 et 49 et 57 Km),. sont
difficiles à parcourir dans la journée. Il est fréquent que l’on soit obligé
de fractionner ces étapes en dormant sous la tente.
Depuis laugafell passer au pied du Laugafellshjukur culminant à près de 1000
m, puis prendre le cap plein Est, en direction du Tungnafelljokull. On peut
rencontrer dans ces endroits des plaques de glace vitreuse formée par
l‘action du vent. L’équilibre peut devenir difficile à trouver car le vent
entraîne de la neige venue du Nord formant un épais brouillard de 5/6 mètres
de hauteur. Sensation de marcher dans une rivière de neige.
Il peut être intéressant de s’encorder sur ces grandes plaques de glace. En
effet il est fréquent que suite à une chute le vent nous pousse sur cette
glace et que l’on disparaisse dans le brouillard.
Entre Nyjidalur et Jokulheimar de superbes montagnes comme les Nyrdri et Sydri
Haganga, apparaissaient, hautes de 4 à 500 m, et de forme très ronde. A la fin
de la plaine de Köldukvislarbotnar, quelques rochers et talus permettront
d’abriter les tentes pour la nuit. Par les champs de lave de Tröllahrau,
parsemés de petits volcans monolithiques, on rentrera dans la vallée de
Rangarvallasysla menant au refuge de Jokulheimar. Il est souvent difficile
d’anticiper sur l’itinéraire, les skis et pulkas étant mis à rude épreuve
sur la lave très abrasive.
Avec un vent orienté au Nord et pas trop fort, on peut se faire pousser grâce
à un simple sac plastique.
Attention les refuges de Jokulheimar et de Lanmanalaugar sont très prisés par
les Islandais venant passer le WE avec leur énormes 4x4. La cohabitation peut
être difficile.
Pour rejoindre Lanmanalaugar on peut descendre la Tungnaa si elle est gelée.
Par vent de N c’est un vrai régal et il est possible de faire cette étape
dans la journée (55km). Si la rivière est dégelée il est préférable de
passer par la rive droite.
Pour rejoindre le refuge de Lamanalaugar on peut être obligé de traverser 2
rivières. La présence de 4x4 peut faciliter cette tache. Sinon vous serez
quittes pour un bain de pied dans de l’eau à
2 ou 3°C.
Heureusement une source d’eau chaude se situe juste à côté du refuge.
De
Lanmanalaugar à Thorsmörk : au pays des volcans
Les étapes suivantes sont courtes, mais le relief est beaucoup plus marqué.
On plonge au milieu de centaines de petits volcans en activité. L’ambiance
est à l’odeur de soufre, par moment on se croirait en cure thermale. Des
fumeroles sortent de partout des entrailles de la Terre. De loin on pourrait
penser à des minuscules cumulus. Les versants Sud des montagnes commencent à
être déneigés, et laissent apparaître les roches. Au lever du jour, quand
les rayons du soleil sont encore rasants, les montagnes prennent des teintes
vertes, ocres, rouges et brunes. Le paysage est grandiose.
La montée pour rejoindre les plateaux de Torfajökul est pénible à négocier
avec les pulkas. Par neige dure il est parfois indispensable de déchausser. La
solution d’avoir 2 pulkas pour 3 permet une bonne assistance dans les dévers.
Par une courte descente on rejoint la cabane Hrafntinnusker. Petite mais
confortable elle peut permettre de rayonner aux alentours. Au passage on peut
faire l’ascension de sommets comme le Haskerthingur. La vue y est superbe car
on y devine les grandes calottes glaciaires de l’Hofsjökull, du Vatnajökull
au Nord, et du Myrdalsjökull au Sud. Certains disent apercevoir la mer.
Une grande descente, relevant plus d’une partie Bobsleigh que de ski de
randonnée nordique vous déposera au bord du lac des cygnes Alftavatn pour une
dernière nuit en refuge.
L’étape pour rejoindre Thorsmörk est un vrai régal : on se faufile
entre des montagnes hautes de 3 à 400 mètres, on longe la rivière
Bratthalskvisl dégelée par endroits, on croise quelques habitations estivales.
Certains ponts sont à ne pas manquer si l’on ne veut pas se mouiller les
pieds. Les derniers virages conduisent au fond de la vallée de Thorsmörk où
un camion 4x4 peut vous récupérer pour rentrer à Reykjavik.
Spitzberg :
Svalbard
Le
Svalbard regroupe une poignée d’îles
situées entre 74° et 81° de longitude au nord de la Norvège. Le Svalbard
apparaît comme le dernier endroit sauvage facilement accessible de l’Arctique
européen. La plus grande île du Svalbard est le Spitzberg et présente un
grand contraste de paysages. Le grand blanc des régions polaires côtoie des
vallées très encaissées où les sommets culminent aux alentours des 1200 m.
Les conditions climatiques peuvent être très rudes au printemps. Il est fréquent
d’évoluer par –30°C.
De nombreux raids sont
possibles. D’une semaine à un mois vous pourrez soit plonger au cœur des
calottes glaciaires pour rejoindre les montagnes les plus hautes de l’île comme
le mont Newtentoppen et Perrier, soit rester au bord des fjords pour observer la
vie animalière intense : phoques, oiseau et pourquoi pas l’ours Blanc.
- Ascension du Mont
Newtentoppen et du Mont Général Perrier
Rejoindre ces 2 sommets situés au nord du Svalbard représente une belle
traversée où l’on aura l’occasion de chevaucher la calotte de Lomonossov.
Trois bonnes semaines seront nécessaires pour fermer la boucle.
Itinéraire : Possibilité de se faire déposer dans le Fjord de Tempel à
fin de supprimer quelques journées harassantes dans la vallée qui suit
Longyearbeen.. Remonter le glacier de Philipp Breen afin de rejoindre la calotte
de Lomonossov. Au retour on peut faire un crochet par la ville minière Russe
abandonnée de Pyramiden.
- Traversée de Ny Alesund à
longyearbyen
Un raid d’une quinzaine de jours à travers les montagnes du Nord ouest.
D’immenses glaciers serpentent entre ces montagnes. De nombreux sommets
peuvent être gravi à ski de randonnée. Le plaisir des descentes alterne avec
le plaisir des grands plats. Le sens Nord Sud semble le plus approprié. l’Isfjord
étant en eau il faut prévoir un bateau pour le traverser.
Pour Organiser sur place
Il est indispensable de contacter le préfet du Svalbard avant de s’y
rendre. Un dossier doit lui être renvoyé afin de prouver le sérieux de
l’organisation de l’expé sur le plan nourriture, vêtements, tentes et expérience
des raids. D’autre part il est obligatoire d’emporter un fusil à balles
pour se protéger des attaques d’un ours blanc.
D’autres raids plus ou moins engagés sont possibles : raid dans les
fjords autour de longyearbyen, traversée sur la côte Est…
- Période : Avril – Mai
Groenland
Le pays
mythique pour les grandes traversées. Jusqu’à la fin du 19ème siècle
l’intérieur des terres du Groenland était complètement méconnu. De
nombreuses personnes pensaient qu’elles pouvaient être habitées, mais aussi
qu’il y avait peut-être une Oasis de verdure. D’autres les imaginaient
peuplées de créatures sorties du passé. Les abords des côtes présentent des
glaciers parfois très tourmentés mais bordés de fabuleuses faces de rocher.
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La traversée : La grande traversée peut se faire
dans les deux sens. De Tasiilaq sur l'île d'Ammassalik rejoindre le glacier de
Hahn où l’on entame la grande traversée vers l’ouest. On atteint
l’altitude de 2400 mètres au bout d’une dizaine de jours. Il faut compter
une quarantaine de jours pour rallier l’autre côte. La plupart des expéditionnistes
emportent des paravoiles afin de se faire tracter quand le vent est régulier.
Il est possible de partir aussi de Kangerlussuaq et de rejoindre Isertoq. Il est
préférable d’utiliser un hélicoptère pour se faire déposer sur le glacier
afin de commencer à tirer la pulka tout de suite et de ne pas être obligé de
faire des allers et retours pour porter le matériel.
Tout le matériel pour l'expédition doit rentrer dans une pulka, soit à peut
près 80 kg par personne.
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Raid : De nombreux autres raids plus courts permettent
de découvrir les fjords du Groenland. On peut par exemple en partant de
Tasiilaq rejoindre le village Qernertivartivit puis le fjord de Imiilaa. On
traversera ensuite sur le village de Tiniteqilaaq au bord du
fjord Sermalik Un retour par les lacs Qorlotoq permettra de rejoindre
Tasiilaql
Chili
Deux immenses calottes
glaciaires, le hielo patagonico du Sud et du Nord. Le nord présente
l’avantage de pouvoir se traverser relativement facilement. Seules les
contraintes de météo et de transport du matériel à l’endroit où l’on
peut chausser les skis représentent une réelle difficulté.
Plus exotique que les raids
nordiques et surtout plus chaud en température le contraste entre les plages
d’où l’on démarre et les grandes étendues de glace sont surprenantes.
L’accès se fait généralement
depuis la Lagune San Raphael puis l’on rejoint le San Valentin, point
culminant de la Patagonie. De là, trois solutions : soit revenir par le même
chemin, soit descendre complètement au sud et se faire récupérer vers le rio
Tranquillo, soit basculer côté est du San Valentin mais cela demande d’avoir
prévu une logistique pour traverser le lac.
Période : décembre , janvier.
Logistique : vol pour Santiago, Cohaique. Puis affréter un Piper
Seneca pour rejoindre la laguna San Raphael.
- Aérolinéa St Rafaël : pilote Meyer. Tel : (67) 232048 / 233408 /
096406929
Et
bien d’autres destinations
La Terre de
Baffin, toutes les îles au Nord du Québec comme l’île de Bilot, Pôle Nord,
Pôle Sud, Géorgie du Sud, Yukon (Canada).
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